Participate!
Menu
Partagez via:
Accueil Trouver des ressources Après le diagnostic Diagnostic et émotions

Diagnostic et émotions

La plupart des gens ne sont pas préparés à recevoir une telle information. Il est probable qu’un ensemble d’émotions vous submerge ; et c’est bien normal. Ce ‘parcours’ peut, bien évidemment, ne pas être le même pour tout le monde. Certains ne passeront peut-être pas par toutes les étapes énoncées ci-après, d’autres feront éventuellement des allers-retours. Il est bien clair que ce ne sera pas toujours aussi rectiligne…

Après cette annonce, vous pourrez vous sentir assommés et confus. Cette réalité est pour vous tellement écrasante que vous ne pourrez pas l’accepter tout de suite. Les réactions qui s’ensuivent sont : soit d’ignorer ce qui vient de vous être dit, soit de rechercher d’autres professionnels qui vous diront quelque chose de différent.

La tristesse va probablement vous envahir. Avoir un enfant différent signifie parfois mettre de côté certains espoirs et rêves que vous aviez élaborés auparavant. Vous pourrez peut-être être tristes durant un long moment. Cependant, cette tristesse n’est pas synonyme de dépression.

La tristesse peut laisser la place à la colère. C’est une étape naturelle, normale et saine dans ce processus. Elle permettra d’évacuer le stress venu depuis l’annonce du diagnostic. Cette colère peut être dirigée vers des personnes proches de vous : votre enfant, votre conjoint… Dans ce cas, essayez de vous souvenir que l’autisme est un aspect douloureux pour tous les membres de la famille. Vous pouvez aussi ressentir cette colère envers des parents d’enfants ordinaires. Parfois, vous pourrez être furieux parce que l’autisme est tellement différent de ce que vous avez planifié.

Vous allez peut-être refuser de croire ce qui arrive à votre enfant ; il vous sera difficile d’entendre des choses en rapport avec le diagnostic de votre enfant. Ne soyez pas trop critique envers vous pour cette réaction. Durant cette période n’oubliez pas que ceux qui vous parleront de l’autisme de votre enfant le font pour vous aider et faire progresser votre enfant.

Vous pourrez également vous sentir seul et isolé. Ce sentiment de solitude vient soit parce que vous pensez que ce diagnostic ne vous permet plus de prendre le temps de contacter les amis, la famille…, soit si vous voulez le faire, vous avez le sentiment qu’ils ne pourront pas vous comprendre et vous aider. Gardez vos amis ! Restez en contact avec vos amis. Prenez vous-mêmes l’initiative du contact. Contactez-les pour partager vos difficultés ou pévoir des moments de distraction.

famille autisme

Croyez en votre enfant et restez convaincus que malgré son handicap, il a des capacités et qu’il convient de les développer. La foi dans l’enfant et les progrès qu’il pourra atteindre sont une véritable énergie pour mener ce combat. Mais un tel parcours ne peut se faire en solitaire. L’entourage est crucial. Les besoins d’aide sont multiples et de différents ordres.

Toutes ces émotions sont difficiles. Elles peuvent vous paraître insurmontables. Les témoignages des parents nous donnent cependant une image plus nuancée. On peut prendre les choses en main : se reconstruire pour construire l’avenir de l’enfant, se réorganiser pour s’organiser. Vous informer sur le handicap de votre enfant va vous aider.

Ils racontent…

D’abord, je n’ai pas voulu le croire. Je ne savais pas grand-chose sur l’autisme. J’avais vu Rain Man comme beaucoup de gens et cela ne correspondait pas assez. Au début, je ne voulais pas vraiment le croire.
Fredje

Nous venions de recevoir le diagnostic d’autisme et de handicap mental… Je sais qu’en rentrant, mon mari m’a dit : « et si on allait à Zaventem, et si on prenait l’avion pour l’Espagne pour ne plus jamais revenir ». Si on m’avait annoncé que les martiens débarquaient, j’aurais éprouvé la même chose… (…) puis vous comprenez que c’est pour le reste de votre vie. A ce moment là, on s’apitoie beaucoup sur soi-même.
La maman de Seppe

Au début, les relations familiales ont été difficiles. Personne ne posait des questions sur Joël. Plus tard, j’ai compris que personne n’osait me parler de lui.
La maman de Joël

Toutes mes ambitions, les joies que je peux avoir sont relativisées.
Le papa de Claire

Le diagnostic a été un choc, mais moins grand que ce qu’on aurait pensé. Ça a été aussi une sorte de soulagement. Ça n’a été ni de l’incrédulité ni de la négation, c’était comme des pièces d’un puzzle qui se mettaient en place. Nous savions enfin ce que Milan avait. Nous avions un point de départ, un fil rouge, nous pouvions avancer. C’était un espoir.
Les parents de Milan